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Baromètre IA & Formation 2026 (première vague)

Le Baromètre IA & Formation décrit ce que déclarent 37 professionnels de la formation sur leur usage de l'IA générative dans la conception de formations : fréquence d'usage, répartition entre l'humain et l'IA, relecture, cadre écrit, transparence envers les apprenants et effets constatés. Première vague, réponses collectées du 17 au 29 septembre 2026.

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En bref

  • 90 % des concepteurs utilisent l'IA au moins plusieurs fois par semaine ; sur leur dernier module, elle a produit moins d'un quart du contenu pour 48 % d'entre eux et entre un quart et la moitié pour 45 %.
  • 52 % laissent l'IA produire les quiz puis valident ; 72 % refusent de lui confier l'animation en direct.
  • Pour 79 % des concepteurs, le temps de relecture est absorbé dans le temps de conception ; 7 % le chiffrent explicitement.
  • 62 % n'ont pas indiqué aux apprenants qu'une partie du contenu était produite avec l'IA ; 24 % l'ont fait explicitement.
  • 55 % travaillent dans une organisation qui tolère l'IA sans règle écrite ; 21 % disposent d'une charte ou d'une procédure écrite.
  • 72 % jugent la qualité pédagogique meilleure (auto-évaluation) ; 48 % ne mesurent pas l'effet sur l'engagement ou l'ancrage des apprenants.
  • La protection des données et le RGPD arrivent en tête des raisons de dire non à l'IA (41 % de l'ensemble des répondants).

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Qui a répondu au baromètre ?

Le questionnaire « Étude IA & Formation » a reçu 37 réponses. La base change selon la question : les questions sur la conception ne concernent que les 29 répondants qui conçoivent eux-mêmes des contenus, celles sur l'achat de formation les 8 répondants qui pilotent ou achètent sans concevoir, les questions générales l'ensemble des répondants.

  • 32 % travaillent en entreprise (direction formation, RH ou L&D), 30 % sont formateurs ou consultants indépendants, 27 % travaillent en organisme de formation, 5 % en école, université ou CFA, 5 % en « Autre ».
  • Taille de l'organisation : moins de 10 personnes 38 %, 10 à 49 : 5 %, 50 à 249 : 11 %, 250 à 999 : 8 %, 1 000 à 4 999 : 30 %, 5 000 et plus : 8 %.

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À quelle fréquence et sur quelle part du travail l'IA est-elle utilisée ?

Base : les concepteurs (29 réponses).

  • Fréquence : tous les jours ou presque 48 %, plusieurs fois par semaine 41 %, quelques fois par mois 7 %, rarement pour tester 3 %.
  • Part du dernier module produite avec l'IA : aucune 3 %, moins d'un quart 48 %, entre un quart et la moitié 45 %, plus des trois quarts 3 %.
  • Il arrive de passer plus de temps à faire produire par l'IA qu'à faire soi-même : de temps en temps 55 %, souvent 3 %, rarement 31 %, jamais 7 %.
  • Temps de relecture et de correction rapporté au temps gagné : moins de 10 % 10 %, entre 10 et 25 % 45 %, entre 25 et 50 % 34 %, plus de la moitié 10 %.

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Qui fait quoi : où l'IA intervient-elle dans la conception ?

Pour chaque étape, la réponse la plus fréquente :

  • analyse du besoin et cadrage : « L'IA propose, je décide » (59 %) ;
  • scénarisation pédagogique : « L'IA propose, je décide » (48 %) ;
  • rédaction des contenus : « L'IA propose, je décide » (38 %), et 24 % laissent l'IA produire puis valident ;
  • création des quiz et évaluations : « L'IA produit, je valide » (52 %).

Le rôle qui décrit le mieux le travail aujourd'hui : concepteur assisté, l'IA étant un outil parmi d'autres (72 %), concepteur qui produit lui-même (14 %), curateur (10 %).

Ce que l'on refuse de confier à l'IA (plusieurs réponses possibles) : l'animation en direct face aux apprenants 72 %, le feedback individuel à un apprenant 45 %, les contenus réglementaires ou de conformité 34 %, l'évaluation et la certification des apprenants 17 %. 17 % répondent « Aucune : tout est ouvert à l'IA, du moment que c'est relu », et seuls 7 % refusent les cas et mises en situation métier.

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La relecture est-elle prévue, et par qui est-elle faite ?

Base : les concepteurs, sur leur dernier module.

  • Temps de relecture et de validation dans les plannings ou devis : absorbé dans le temps de conception 79 %, pas prévu du tout 7 %, prévu de façon approximative 7 %, chiffré explicitement 7 %.
  • Qui a relu et validé avant diffusion : moi seul 34 %, un pair ou un expert métier 31 %, un circuit de validation formalisé 34 %.

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Les apprenants sont-ils informés, et existe-t-il une règle écrite ?

  • Apprenants informés qu'une partie du contenu était produite avec l'IA : oui, noir sur blanc 24 % ; non 62 % ; module non diffusé à des apprenants 10 % ; je ne sais pas 3 %.
  • Règle écrite de l'organisation sur l'usage de l'IA en formation : non, usages tolérés sans règle 55 % ; oui, une charte ou une procédure écrite 21 % ; en cours d'écriture 17 % ; je ne sais pas 7 %.

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Quels effets les concepteurs déclarent-ils ?

  • Qualité pédagogique depuis l'usage de l'IA (échelle de 1 à 5) : 3, inchangée 28 % ; 4 : 59 % ; 5, nettement meilleure 14 %. Moyenne 3,86. Aucun répondant n'a choisi 1 ou 2. Évaluation déclarative, faite par les répondants eux-mêmes.
  • Volume de production : il a augmenté sans doubler 52 %, est resté stable 41 %, a baissé 7 %.
  • Effet constaté sur l'engagement ou l'ancrage des apprenants : oui, en mieux 24 % ; aucun effet visible 28 % ; nous ne le mesurons pas 48 %. Aucun répondant ne déclare de dégradation.

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Peut-on encore concevoir sans IA, et pourquoi dire non à l'IA ?

Base : l'ensemble des répondants. Peut-on encore concevoir une formation sans IA en 2026 : oui, sans difficulté 27 % ; oui, mais c'est un désavantage concurrentiel 57 % ; non, ce n'est plus tenable économiquement 5 % ; je ne sais pas 11 %.

S'il fallait dire non à l'IA, la raison qui pèserait le plus : la protection des données et le RGPD 41 % ; la qualité pédagogique 22 % ; l'impact environnemental 22 % ; le rôle et l'avenir des concepteurs 5 % ; la responsabilité juridique en cas d'erreur 5 % ; aucune réserve 5 %.

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Que répondent les acheteurs de formation ?

Seuls 8 répondants pilotent ou achètent de la formation sans la concevoir. Leurs réponses sont indicatives et ne permettent aucun pourcentage fiable : elles sont donc données en effectifs bruts.

  • Demandent-ils au prestataire s'il utilise l'IA : oui, quand le sujet s'y prête 3 sur 8 ; non, jamais 1 sur 8 ; je ne m'étais pas posé la question 4 sur 8.
  • Cet usage est-il formalisé : non, rien 4 sur 8 ; évoqué à l'oral, sans être écrit 1 sur 8 ; je ne sais pas 3 sur 8.
  • Si un prestataire annonce 70 % du module produit par IA : j'en attendrais une baisse de prix 4 sur 8 ; tout dépend de qui a relu et validé 2 sur 8 ; aucun problème si la qualité est au rendez-vous 1 sur 8 ; c'est un problème, je ne signerais pas 1 sur 8.

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Quelles limites avant de reprendre un chiffre ?

  • L'échantillon est de 37 réponses, non représentatif de l'ensemble des professionnels de la formation. Les écarts de quelques points ne sont pas significatifs.
  • Les données sont déclaratives.
  • 81 % des réponses viennent d'un lien de diffusion associé au Bootcamp IA & Formation : une partie des répondants vient donc d'un même réseau de diffusion.
  • La base des acheteurs (8) est trop réduite pour en tirer des tendances.
  • Activateur Formation est un acteur du secteur étudié et a conçu et diffusé lui-même le questionnaire.
  • Tous les chiffres sont calculés directement sur l'export du questionnaire du 10 octobre 2026, sans pondération ni redressement. Aucune réponse n'a été ajoutée, retirée ou dupliquée. Les réponses vides ne sont pas comptées.

Une deuxième vague, sur un échantillon plus large et avec une diffusion plus variée, est prévue pour confirmer ou infirmer ces premières observations.

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Comment citer ce baromètre ?

Activateur Formation, Baromètre IA & Formation, première vague, octobre 2026. Toute reprise d'un chiffre doit rappeler qu'il s'agit d'un échantillon modeste, non représentatif, de réponses déclaratives.

Pour une lecture des résultats côté pratique, voir l'article Concevoir une formation avec l'IA : ce que déclarent les concepteurs.

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Publié le 10 octobre 2026.

Un homme travaille sur un ordinateur portable à un bureau

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